Grandir autrement : cahiers d’espérance

Vous pouvez consulter ici les mots laissés par les participants aux Rencontres « Éduquer Autrement » 2016, ainsi que vous exprimer à votre tour, en remplissant le formulaire suivant :

Complétez les cahiers d'espérance

Colères

« Quand le regard est tendu vers l’écran et qu’il me rend invisible… »
(Michel, 69 ans)

« La situation de certains enfants en raison de leur condition de vie : précarité, absence de logement… Les migrants, les roms que l’on oublie souvent parce qu’on les considère «  à part ». »
(Elsa, 45 ans)

« Accepter la différence peut nous enrichir au lieu d’exclure, tout en respectant des règles : ce qui n’est pas le cas. »
(Nadège, 48 ans)

« Que la politesse ne soit pas plus souvent ramenée à sa juste valeur de respect et de reconnaissance entre les personnes et non pas laissée comme un fonctionnement formel de civilité quotidien. »
(Yves, 59 ans)

« Toujours pas de grand ministère de la jeunesse depuis le conseil de la résistance ! La jeunesse reste un sous-produit du sport, de l’éducation ou du social… Honte aux adultes de vivre à crédit sous le dos de la jeunesse sans jamais la reconnaitre. »
(Yann, 54) 

« La compétition dans l’éducation nationale actuelle. »
(Estelle 37) 

« La liberté, dans le cadre institutionnel, se réduit d’années en années… »
(Guillaume, 39 ans)

« Le pouvoir des écrans… qui isolent les individus… qui rendent les échanges ! »
(Pascale, 43 ans)

« L’école qui n’accepte pas les enfants différents. »
(Christiane, 55 ans)

« L’individualisme, la surpuissance du marché et de l’argent au détriment de l’humanisme. »
(Adeline, 30 ans)

« La sacro sainte éducation nationale. »
(Anonyme) 

« Que l’école soit encore dans le schéma dominants/dominés. Que les enfants y apprennent ce « vivre ensemble là ». Et le fait qu’on porte autant de jugements sur leur façon d’être. »
(Manon, 34 ans)

« Ma colère s’oriente vers le corps enseignant ! J’ai l’impression que très peu se soucient des pédagogies alternatives et que la place de l’enfant n’est pas considérée à sa juste valeur. »
(Yohann, 38 ans)

« Je suis en colère quand je vois notre société glisser vers des valeurs d’individualisme et de profit, quand l’argent aveugle les hommes et rend nos sociétés malades. »
(Elisabeth, 43 ans)

« Tant d’individualisme, de méchanceté, de lâcheté, de mépris. Si peu d’entraide, de soutien, de courage et d’intérêt. L’humain doit réapprendre à s’aimer. »
(Noémie, 19 ans)

« C’est que, d’une façon générale, on vit mal la particularité : les différences sont encore et toujours montrées du doigt.

Et que le langage entre jeunes est trop souvent agressivité et vulgarité. »
(Anonyme)

« Abîmer le monde. »
(Stéphanie, 34 ans)

« Les enfants qui subissent les décisions de personnes qui ne les prennent pas en considération. »
(Marie, 48 ans)

« Les rapports de force entre adultes et enfants. »
(Hélène, 43 ans)

Rêves

« Je rêve que les yeux et les coeurs s’ouvrent, que les hommes prennent conscience que tout est possible et qu’ils inventent un monde plus juste. »
(Elisabeth, 43 ans)

« Être dans la compréhension plutôt que dans l’affront. »
(Guillaume, 39 ans)

« Que chacun garde son âme d’enfant avec imaginaire, fantaisie, énergie, rires, enthousiasme, générosité… »
(Pascale, 43 ans)

« Pour tous les enfants, l’épanouissement pour tous, la joie. »
(Mélina, 46 ans)

« De la douceur, de l’écoute, du calme, pour les enfants, des moyens humains pour accompagner ces temps là. »
(Christiane, 55 ans)

« Que nos hommes politiques dans les débats, à l’assemblée nationale, au sénat respectent les fondamentaux que nous demandons à nos enfants, c’est à dire l’écoute de l’autre, le respect de l’autre pour mieux vivre ensemble.
(Denis, 60 ans)

« Avenir professionnel qui se réaliserait sereinement pour chacun de nos enfants : écoute de la différence et révélation des dons de chacun. »
(Nadège, 48 ans)

« Une société où le vivre ensemble est la priorité, où bienveillance et empathie prennent le pas sur tout le reste… »
(Adeline, 30 ans)

« A l’image du conseil de la résistance, créer un « conseil de l’avenir » intergénérationel chargé de la ré-écriture d’un nouveau contrat social et les fondamentaux de la constitution écologique et solidaire. Le tout basé sur le respect de l’humain, le respect de la nature, la volonté de produire du bien commun et la solidarité et le partage. Ce conseil de l’avenir trouverait sa source sur tous les territoires pour irriguer un immense travail collectif. »
(Yann, 54 ans)

« Créer une école par les enfants, pour les enfants avec des adultes présents et accompagnants. »
(Estelle, 37 ans)

« La liberté ensemble et pour tous. »
(Chloé, 38 ans)

« Des espaces de parole à l’école. Que les enfants puissent s’exprimer sur ce qu’ils vivent. Et qu’ils ne soient pas jugés. »
(Manon, 34 ans)

« Enfin comprendre ce que j’ai du mal à comprendre ou à accepter de comprendre. »
(Yves, 59 ans)

« Qu’il y ait une cité à l’étranger pendant plusieurs semaines. »
(Lucie, 11 ans)

« Le unschooling pour les enfants. »
(Hélène, 43 ans)

« Que la pratique Cités d’Enfants arrive jusque dans nos écoles. Et que ces écoles soient abordables à chacun. »
(Yohann, 38 ans)

« Que l’on retrouve l’esprit «  Cités d’Enfants » un peu partout… »
(Monique, 51 ans) 

« Que le concept se développe dans toutes les structures institutionnelles pour enfin vivre ENSEMBLE. »
(Patricia, 53 ans)

« La paix dans le monde. »
(Stéphanie, 34 ans)

« Plus d’humanité et de confiance. »
(Marie, 48 ans)

Peurs

« De voir des enfants maltraités, laissés pour compte, l’indifférence, la douleur. »
(Mélina, 46 ans)

« Guerre civile. »
(Anonyme)

« J’ai peur de la violence qu’on fait aux enfants en étant pas à l’écoute de ce qu’ils vivent et en portant des jugements sur eux. Et de ce en quoi cela va se transformer plus tard. »
(Manon, 34 ans)

« Que le virtuel prenne le pas sur le concret et que nos enfants soient « déroutés ». »
(Guillaume, 39 ans)

« Que la peur de l’autre nous paralyse, nous empêche d’aller les uns vers les autres. »
(Pascale, 43 ans)

« La violence dans l’école. »
(Christiane, 55 ans)

« Laisser étouffer mes émotions et mes rébellions par la lassitude et l’habitude. »
(Yves, 59 ans)

« Que le monde et la société continuent dans cette voie sans prendre compte de la richesse et la puissance des rapports humains bienveillants. »
(Adeline, 30 ans)

« Que la paix ne soit plus assurée par rupture de notre contrat social ! Je vote pour maintenir à la tête de l’état des personnes qui puissent avoir autorité sur la justice, la police et l’armée et gérer santé et éducation… et on accorde tellement peu de valeur à ces 5 piliers de notre bien vivre ensemble. »
(Yann, 54 ans)

« Eduquer nos enfants dans un individualisme capitaliste trop présent dans notre société actuelle. »
(Estelle, 37 ans)

« L’état de la planète. »
(Anonyme)

« La violence, la haine, l’intégrisme. »
(Hélène, 43 ans)

« De ne jamais voir mon rêve se réaliser. »
(Yohann, 38 ans)

« J’ai peur que nous ne nous réveillions pas à temps et que la planète ne tienne pas jusque là… »
(Elisabeth, 43 ans)

« C’est cet avenir qui se profile dans cette société d’aujourd’hui où le fossé entre pauvres et riches s’agrandit, où la délinquance se développe. »
(Anonyme)

« La guerre dans le monde. »
(Stéphanie, 34 ans)
(Manu, 48 ans)

« Qu’il y ait de plus en plus de colos avec des activités de consommation, sans prise de conscience de l’importance des envies et idées des enfants. »
(Anna, 29 ans)

« Que il n’y ait plus de cités. »
(Lucie, 11 ans)

Propositions

« Evoluons nous-même avant de vouloir changer le monde. »
(Guillaume, 39 ans)

« Soyons curieux de l’autre ! Il faut essaimer les cités d’enfants avec des cités d’adultes ! Pour se reconnecter avec l’enfant qui sommeille en nous. »
(Pascale, 43 ans)

« L’écoute, l’accompagnement, le partage, la bienveillance. »
(Mélina, 46 ans)

« Des cités à l ‘école. Et pourquoi pas ? »
(Charlotte, 28 ans)

« Des temps différents à l’école pour se poser, s’exprimer, ressentir, faire des choses avec le corps, laisser s’exprimer les idées, la poésie, les talents de chaque enfant. »
(Christiane, 55 ans)

« Créer une élection enfants 12/18 ans avec leur liberté d’expression, débats d’idées au niveau régional. »
(Nadège, 48 ans)

« Réfléchir et se questionner sur l’accueil et l’accompagnement  des enfants dès le plus jeune âge, car les citoyens de demain ont besoin d’adultes bienveillants et empathiques pour se construire et développer des rapports sociaux de qualité. »
(Adeline, 30 ans)

« Que les centres de loisirs, les scouts, les colos, les écoles, collèges et lycées, les universités mettent en place le chantier d’écriture du nouveau contrat social du XXI ème siècle. Qu’ils viennent tous abonder aux conseils économique, social et écologique de toute la France pour devenir incontournables et une base éthique à toutes décisions politiques »
(Yann, 54 ans)

« Laisser une place à l’enfant dans le monde des adultes au niveau politique, éducatif, culturel… »
(Estelle, 37 ans)

« Apprendre à nos enfants à réfléchir, se remettre en question ! Et un peu d’audace… »
(Manon, 34 ans)

« Développer des lieux de parole, d’écoute et d’échanges un peu partout, pour les enfants, pour les adultes, pour tous. »
(Anonyme)

« Offrir un espace de parole aux enfants, accueillir leurs émotions, leur donner du temps de ressentir ce qu’il se passe pour eux. »
(Hélène, 43 ans)

« Eduquer, ouvrir les consciences, apprendre à nos enfants à affronter les peurs, à agir et à retrouver l’importance du collectif, du bien commun. Créer des cités d’enfants. »
(Elizabeth, 43 ans)

« Ne pas oublier les enfants placés, qu’on n’a pas su protéger… Créer de nouvelles formes de « protection de l’enfance », amener de la pédagogie bienveillante, expérimentale, adaptable, politique… pour les enfants qui en ont « vraiment besoin »… »
(Jéromine, 22 ans)

« C’est de ma hauteur, à mon niveau, être porteur de ce concept de Cités d’enfants : responsabiliser les enfants pour se construire, s’épanouir et construire leur avenir. »
(Anonyme)

« Rêver le monde. »
(Stéphanie, 34 ans)

« Plus de Cités d’enfants. »
(Manu, 48 ans)

« Plus et encore plus de mélanges pour une société mixte… »
(Patricia, 36 ans)

« De tourner un long-métrage lors d’une cité. »
(Lucie, 11 ans)

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